Travail sur écran et ergonomie
Les postes informatiques doivent être évalués : hauteur écran, chaise, souris, clavier, éclairage, reflets et durée d’exposition. Les actions de prévention peuvent rester simples mais doivent être concrètes.
- Réglage écran à hauteur des yeux
- Pause visuelle régulière
- Souris et clavier adaptés
- Éclairage sans reflet
Télétravail : un risque à intégrer
Le télétravail peut créer isolement, hyperconnexion et poste de travail inadapté. Le DUERP peut prévoir une checklist poste à domicile, des points d’équipe et des règles de déconnexion.
RPS et charge de travail
Pics d’activité, délais courts, conflits, astreintes numériques ou objectifs flous doivent être analysés. Le risque psychosocial n’est pas réservé aux grandes entreprises.
Télétravail, écran et preuves de prévention
Pour un bureau, les actions de prévention sont souvent peu coûteuses mais doivent être visibles : rappel sur les pauses écran, réglage du poste, règles de déconnexion, point d’équipe régulier et procédure de signalement en cas de surcharge.
Le DUERP peut aussi mentionner les déplacements professionnels, les rendez-vous extérieurs, les risques routiers et les situations de travail isolé. Ces points sont souvent oubliés alors qu’ils concernent beaucoup de petites entreprises de service.
- Checklist poste écran
- Règles télétravail et déconnexion
- Point charge de travail
- Consigne déplacement professionnel
Pourquoi un bureau doit prendre le DUERP au sérieux
Les risques de bureau sont moins spectaculaires qu’un chantier, mais ils peuvent produire des arrêts longs : douleurs cervicales, lombalgies, fatigue visuelle, surcharge mentale, conflit, isolement ou accidents lors de déplacements professionnels. Le DUERP doit donc dépasser la simple mention “travail sur écran”.
Le sujet est particulièrement important dans les petites entreprises de services où les salariés cumulent souvent plusieurs rôles, des délais serrés et une forte autonomie. Le document unique permet de poser une base de discussion sur l’organisation du travail.
Télétravail : que faut-il documenter concrètement ?
L’employeur n’a pas vocation à contrôler en détail le domicile du salarié, mais il peut organiser une démarche raisonnable : checklist ergonomique, mise à disposition de matériel, règles de disponibilité, droit à la déconnexion, point régulier avec le manager.
Le DUERP peut aussi mentionner les situations à risque : isolement d’un salarié nouvellement recruté, surcharge invisible, réunions en continu, absence de pause, poste de travail improvisé ou difficulté à séparer temps professionnel et temps personnel.
- Checklist poste de travail à domicile
- Règles de déconnexion
- Temps de pause et charge de réunion
- Maintien du lien collectif
- Matériel ergonomique si besoin
Comment traiter les RPS sans faire un document anxiogène
Les risques psychosociaux doivent être formulés de manière professionnelle : charge de travail, manque de clarté des priorités, interruptions fréquentes, tensions clients, objectifs contradictoires, isolement, conflits. L’enjeu est d’identifier les facteurs organisationnels, pas de désigner une personne.
Les actions peuvent être simples : point charge hebdomadaire, priorisation des urgences, règles de disponibilité, canal de remontée des difficultés, entretien après période de forte activité ou formation des managers à détecter les signaux faibles.
Exemples d’actions de prévention pour bureaux et services
Un DUERP bureau utile relie chaque risque à une action mesurable. “Sensibiliser les salariés” peut être utile, mais doit être complété par une mesure concrète : réglage des postes, achat de supports écran, procédure déplacements ou règle de réunion.
Lors de la mise à jour annuelle, l’entreprise peut vérifier les postes, interroger l’équipe sur la charge et faire le point sur les déplacements ou le télétravail. Cette revue courte suffit souvent à maintenir un DUERP vivant.
- Réglage écran, siège et éclairage
- Charte télétravail courte
- Point charge de travail régulier
- Règle téléphone au volant
- Procédure signalement surcharge ou conflit
Que faire si l’entreprise n’a aucun accident du travail ?
L’absence d’accident ne signifie pas absence de risque. Dans un bureau, les signaux sont souvent progressifs : douleurs récurrentes, fatigue visuelle, surcharge, tensions, absentéisme, difficulté à déconnecter ou baisse de concentration. Ces signaux doivent nourrir la mise à jour du DUERP.
Une enquête courte auprès des salariés peut suffire : poste de travail confortable, charge de réunion, temps de pause, déplacements, télétravail, outils numériques. Le but n’est pas de produire une étude lourde, mais d’obtenir une photographie honnête du travail réel.
- Observer les douleurs et inconforts récurrents
- Questionner la charge et les interruptions
- Vérifier le matériel télétravail
- Documenter les déplacements professionnels
- Mettre à jour le plan d’actions chaque année


