Les cas qui imposent une mise à jour
Le DUERP doit être mis à jour lorsqu’une information nouvelle concernant un risque est portée à la connaissance de l’employeur, ou lorsqu’une décision d’aménagement modifie les conditions de santé et sécurité.
- Nouvelle machine ou nouvel équipement
- Déménagement ou réaménagement des locaux
- Accident du travail ou presque accident
- Nouveau produit chimique
- Réorganisation, horaires, télétravail ou effectif en hausse
La mise à jour annuelle suffit-elle ?
Pour beaucoup de TPE, une revue annuelle reste une bonne pratique. Mais attendre la date anniversaire après un changement important peut laisser un écart entre le travail réel et le document.
Comment faire une mise à jour simple
Reprenez uniquement les unités de travail concernées, ajoutez ou modifiez les risques, recotez fréquence et gravité, puis mettez à jour le plan d’actions. Conservez l’ancienne version pour assurer la traçabilité.
Ce qu’il faut garder pour prouver la démarche
Une mise à jour utile doit laisser une trace : date, raison de la modification, unité de travail concernée, action ajoutée et personne responsable. Cette traçabilité évite d’avoir un document figé qui ne correspond plus à l’activité réelle.
Pour les petites entreprises, il n’est pas nécessaire de tout réécrire. Une version datée du DUERP, un tableau de suivi des actions et les justificatifs disponibles suffisent souvent à montrer que la prévention avance.
- Ancienne version conservée
- Nouvelle version datée
- Motif de mise à jour
- Plan d’actions modifié
- Preuve de communication aux salariés si nécessaire
Mise à jour annuelle : que vérifier concrètement ?
La revue annuelle ne consiste pas seulement à changer la date en couverture. Elle doit vérifier si les unités de travail existent toujours, si de nouveaux équipements ont été achetés, si des incidents sont survenus et si les actions prévues ont été réalisées.
Même lorsqu’aucun changement majeur n’a eu lieu, il est utile de laisser une trace de la vérification. Cette trace peut être très simple : date de revue, personne ayant relu le document, conclusion et actions maintenues ou clôturées.
- Unités de travail toujours valables
- Équipements et produits à jour
- Accidents ou presque accidents analysés
- Plan d’actions relu
- Ancienne version conservée
Mise à jour après accident ou presque accident
Un accident du travail doit déclencher une analyse du risque concerné. Le DUERP n’a pas pour objet de désigner un responsable, mais de comprendre si une situation dangereuse était mal identifiée, mal cotée ou insuffisamment maîtrisée.
Un presque accident mérite aussi une attention particulière. Une chute évitée de justesse, une étagère qui manque de basculer, une erreur de produit ou une alerte machine sont des signaux utiles pour améliorer le document avant qu’un dommage réel ne survienne.
Comment archiver les anciennes versions ?
La conservation des versions successives est un enjeu de traçabilité. L’entreprise doit pouvoir retrouver quel DUERP était en vigueur à une période donnée, surtout en cas de maladie professionnelle ou d’exposition à des risques à effet différé.
Une méthode simple consiste à nommer les fichiers avec la date et le numéro de version : DUERP-2026-05-V2.pdf, par exemple. Le dossier peut aussi contenir le tableau des actions et les justificatifs associés.
Informer les salariés après une modification
Une mise à jour importante doit être communiquée aux personnes concernées. Si une nouvelle consigne est créée pour une machine, un produit chimique ou une procédure de fermeture, les salariés doivent savoir ce qui change et où retrouver l’information.
Cette communication peut rester simple : point d’équipe, affichage près du poste, note interne ou email. L’essentiel est de rendre la mesure applicable sur le terrain.
- Informer l’équipe concernée
- Mettre à jour les affichages si besoin
- Tracer la date de communication
- Vérifier que la consigne est comprise
- Ajouter la preuve dans le dossier prévention
Qui doit piloter la mise à jour du DUERP ?
Dans une petite entreprise, le pilotage revient souvent au dirigeant. Il peut toutefois s’appuyer sur un responsable prévention, un manager, le CSE, le service de prévention et de santé au travail ou un conseil externe. L’important est de désigner clairement qui suit les actions.
Le responsable n’a pas besoin de tout faire seul. Il doit surtout organiser la revue, collecter les changements, vérifier les actions réalisées et s’assurer que les salariés savent où consulter la version à jour du document.
- Désigner un responsable de suivi
- Planifier une revue annuelle
- Collecter les changements auprès des équipes
- Mettre à jour les actions et les échéances
- Informer les salariés concernés


