Ce que disent les autorités en mai 2026

Le Gouvernement français indique qu’un foyer d’hantavirus de souche Andes a été détecté sur le navire MV Hondius, avec un cas confirmé et des cas contacts suivis. Les autorités européennes et l’OMS considèrent le risque faible pour la population générale, mais maintiennent des mesures de suivi pour les personnes exposées.

La plupart des hantavirus se transmettent à l’humain via des rongeurs infectés. L’hantavirus Andes est particulier car une transmission interhumaine a été décrite, généralement lors de contacts étroits et prolongés.

Quels métiers peuvent être concernés dans le DUERP ?

En entreprise, la question se pose surtout pour les activités où des salariés peuvent remuer poussières, déchets, fientes ou matériaux contaminés par des rongeurs.

  • Nettoyage de caves, réserves, greniers ou locaux fermés
  • Agriculture, élevage, silos, granges et bâtiments ruraux
  • BTP dans bâtiments anciens ou locaux infestés
  • Logistique, entrepôts, déchets, dératisation et maintenance

Prévention pratique à intégrer

L’OMS recommande de réduire les contacts avec les rongeurs, d’éviter le balayage à sec ou l’aspiration de déjections, d’humidifier avant nettoyage et de renforcer l’hygiène des mains. Ces mesures peuvent devenir des actions DUERP si l’exposition existe réellement.

  • Inspecter traces de rongeurs avant intervention
  • Ventiler les locaux fermés avant nettoyage
  • Humidifier les poussières contaminées, ne pas balayer à sec
  • Porter les EPI adaptés selon consignes internes
  • Organiser signalement et arrêt de tâche si infestation importante

Quand l’ajouter sans surcharger le DUERP ?

Le risque biologique n’a pas besoin d’être ajouté dans toutes les entreprises. Il devient pertinent lorsque les salariés interviennent dans des lieux où la présence de rongeurs est plausible : caves, greniers, locaux fermés, bâtiments agricoles, entrepôts ou zones de déchets.

La bonne approche consiste à l’intégrer dans l’unité de travail concernée plutôt qu’en risque général. Par exemple : “nettoyage d’une réserve avec traces de rongeurs” ou “intervention dans un bâtiment ancien avant remise en état”.

  • Décrire la situation d’exposition
  • Prévoir ventilation et humidification avant nettoyage
  • Interdire le balayage à sec si contamination suspectée
  • Définir quand arrêter l’intervention et alerter

Comment décider si le risque est réellement applicable ?

Un risque biologique ne doit pas être ajouté mécaniquement dans tous les DUERP. La question à se poser est simple : un salarié peut-il être exposé à des poussières, déjections, déchets ou matériaux potentiellement contaminés par des rongeurs dans le cadre de son travail ?

Si la réponse est oui, le risque peut être intégré de manière ciblée. Si l’exposition est très improbable, une simple consigne de signalement des rongeurs peut suffire. Cette approche évite de transformer le DUERP en catalogue anxiogène.

Nettoyage de locaux fermés : les situations les plus sensibles

Les locaux fermés ou peu ventilés sont les plus concernés : caves, réserves, greniers, cabanes agricoles, bâtiments anciens, silos, entrepôts ou locaux techniques. Le danger augmente si des traces de rongeurs sont observées ou si le nettoyage remet en suspension des poussières.

Le DUERP peut prévoir une étape d’inspection avant intervention, une ventilation préalable, une méthode de nettoyage humide et une consigne claire : ne pas balayer à sec les poussières ou déjections suspectes.

  • Inspecter avant nettoyage
  • Ventiler le local avant entrée prolongée
  • Humidifier avant ramassage
  • Éviter balayage à sec et soufflette
  • Reporter l’intervention en cas d’infestation importante

Quels EPI et quelles consignes prévoir ?

Les EPI dépendent du niveau d’exposition et des consignes internes. Le DUERP ne doit pas improviser une prescription médicale, mais il peut prévoir une analyse avant intervention, le port de gants, une protection respiratoire adaptée si poussières suspectes et une hygiène des mains renforcée.

La consigne la plus importante est souvent organisationnelle : arrêter l’intervention si la présence de rongeurs est importante, signaler au responsable, faire traiter l’infestation, puis reprendre avec une méthode de nettoyage maîtrisée.

Mettre à jour le DUERP après une alerte sanitaire

Une actualité sanitaire ne justifie pas toujours une révision complète du DUERP. En revanche, elle peut déclencher une vérification des unités exposées : nettoyage, maintenance, déchets, agriculture, BTP ancien, entrepôt ou dératisation.

La mise à jour doit rester datée et proportionnée. Indiquez pourquoi le risque a été ajouté, quelles situations sont concernées, quelles consignes s’appliquent et qui est responsable de leur mise en œuvre.