Les premières heures : soins, déclaration AT, information du CSE

Dès la connaissance d’un accident du travail, deux choses s’enchaînent en parallèle. Les soins et le suivi médical du salarié — médecin, urgences si besoin, puis médecin du travail — passent toujours en premier. En parallèle, l’employeur dispose de 48 heures ouvrables pour adresser la déclaration d’accident du travail (DAT) à la CPAM (ou à la MSA pour les régimes agricoles). La déclaration peut s’effectuer en ligne via net-entreprises.fr.

Le CSE doit être informé sans attendre, le service de prévention et de santé au travail également. Si vous estimez que le caractère professionnel de l’accident n’est pas établi, vous pouvez émettre des réserves motivées dans le délai prévu — mais elles doivent être documentées par des éléments objectifs.

  • Soins et suivi médical du salarié
  • Déclaration DAT à la CPAM/MSA sous 48 h ouvrables
  • Information du CSE et du SPST
  • Réserves motivées éventuelles (si caractère pro discuté)
  • Information de l’inspection du travail en cas d’AT grave

Pourquoi relire le DUERP après un accident

Un accident ne signifie pas automatiquement que le DUERP était inexistant ou insuffisant. Mais il doit déclencher une question simple : le risque était-il connu, évalué et traité par une mesure de prévention adaptée ?

Si le risque n’apparaissait pas, il faut l’ajouter. S’il apparaissait mais que l’action était trop vague, il faut préciser le plan d’actions. Si la mesure existait mais n’était pas appliquée, il faut comprendre pourquoi.

Analyser l’événement sans chercher un coupable

L’analyse doit se concentrer sur les causes : organisation, matériel, environnement, formation, charge de travail, urgence, consigne absente, EPI indisponible ou situation dangereuse non remontée.

Une méthode simple consiste à décrire les faits, identifier les causes immédiates, puis les causes profondes. Le DUERP est ensuite mis à jour sur l’unité de travail concernée.

  • Décrire les faits
  • Identifier la situation dangereuse
  • Chercher les causes organisationnelles
  • Mettre à jour la cotation
  • Créer une action corrective

Que modifier dans le DUERP ?

La mise à jour peut être partielle. Il n’est pas nécessaire de refaire tout le document si l’accident concerne une seule unité de travail. En revanche, la date, le motif et les actions ajoutées doivent être traçables.

La cotation peut changer si la fréquence ou la gravité estimée était sous-évaluée. Le plan d’actions doit ensuite indiquer responsable, échéance et statut.

Les preuves à conserver après l’accident

Après l’accident, l’entreprise doit pouvoir montrer les mesures prises : nouvelle version DUERP, action corrective, information des salariés, achat matériel, formation, consigne affichée ou contrôle d’équipement.

Cette traçabilité ne doit pas être purement administrative. Elle permet surtout d’éviter la répétition de l’accident et de rendre la prévention plus concrète.

  • DUERP daté après accident
  • Analyse ou compte rendu interne
  • Action corrective
  • Information équipe
  • Preuve de formation ou achat matériel